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Cérémonie en hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et aux "Justes" de France à Lille

 
 
Hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et aux "Justes" de France

A l’occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux "Justes" de France, une cérémonie présidée par Romain Royet, sous-préfet auprès du préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord,s'est déroulée, ce dimanche 19 juillet, à 11h00, à Lille, au mémorial départemental de la Résistance et de la Déportation (Noble Tour, rue des Déportés). Elle s’est déroulée en présence des autorités civiles et militaires et des élus locaux.

La cérémonie a débuté par la prière pour les morts et les vivants “Le kaddish“ lue par Guy Bensoussan, président du conseil d'administration de l’association du culte israélite de Lille.

Eryck Ziza, vice-président de l’association du culte israélite de Lille, a ensuite procédé à la lecture de la prière pour la République.

Après une allocution de Guy Bensoussan, Romain Royet a lu le message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès du ministre des Armées chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

La cérémonie s’est achevée par un dépôt de gerbes par les autorités.

Instituée par la loi du 10 juillet 2000, la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux "Justes" de France répond au souhait de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

« Lorsque l’humanité semble s’écrouler, des héros anonymes se pressent pour la redresser. Ce jour-là, des Parisiens ont sauvé des centaines de personnes. En maints endroits en France, des familles et des gens ordinaires ont accompli l’exceptionnel, en cachant et en sauvant des juifs de la persécution. Bravant les risques, ils ont incarné nos valeurs les plus précieuses. Ils sont anonymes ou « révélés, des « Justes parmi les Nations ». Cette journée nationale leur est aussi dédiée. »

Cette journée nationale est l'occasion pour la Nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux "qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide".

Elle correspond à la date anniversaire des rafles des 16 et 17 juillet 1942, au cours desquelles près de 13 000 personnes furent arrêtées dans Paris et sa banlieue dont plus de 8 000 furent regroupées au Vélodrome d'Hiver (le Vél' d'Hiv) avant d'être déportées.