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Lutte contre les violences faites aux femmes - Les services de police et de gendarmerie accompagnent les femmes victimes de violence

 
 
Les services de police et de gendarmerie accompagnent les femmes victimes de violence

La direction départementale de la sécurité publique (DDSPdirection départementale de la sécurité publique) et le groupement de gendarmerie départementale (GGD) ont présenté le jeudi 15 mars 2018 les dispositifs mis en place autour de la question des violences faites aux femmes. La directrice régionale et la déléguée départementale aux droits des femmes étaient présentes.

Dans le département du Nord, les services de police et de gendarmerie sont pleinement engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes et développent un accompagnement spécifique en faveur des victimes. C'est l'un des cinq départements les plus touchés par les violences faites aux femmes après l’Hérault, le Rhône et la Moselle et le premier dans la région Hauts-de-France. En 2017, comme en 2016, 5 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon.

Police et gendarmerie, acteurs de prévention et de sensibilisation

L’implication des services de police

A l’hôtel de police de Lille, Patricia Jeannin, cheffe du bureau de prévention, partenariat, politique de la ville, correspondante départementale d'aide aux victimes et Isabelle Tournemine, brigadier de police ont pu présenter l’action des correspondants locaux, des intervenants sociaux de l'association intercommunale d'aide aux victimes et de médiation (AIAVM) et du juriste, tous à l’écoute des victimes.

Le Nord compte en zone police 26 correspondants locaux d'aides aux victimes dans chaque circonscription ou division de sécurité publique en plus du correspondant départemental d'aide aux victimes.

Par ailleurs, 4 référents violence ont été nommés par le préfet en septembre 2009. Ils mènent leurs actions sur 4 zones : les arrondissements de Lille, Valenciennes, Dunkerque et Cambrai. Ils ont pour rôle de faciliter les démarches des femmes victimes de violences et d'assurer une mission e formation des professionnels de l'accueil et l'orientation des victimes.

De plus, la DDSP a créé une mallette pédagogique traitant des violences faites aux femmes. Elle intervient avec ce support auprès des lycéens, d'étudiants ou de jeunes en service civique. Le but est de les sensibiliser et de les informer sur la définition légale des violences et notamment, des violences conjugales en particulier. Une information est faite sur le déroulé de la procédure et les dispositifs qui existent afin de protéger les victimes. Enfin, des clefs de repérages et d'orientation leur sont données. Le 119 est évoqué.

L’implication du groupement de gendarmerie du Nord

En présence de deux enquêteurs de la cellule atteintes aux personnes, du docteur Houssaye de l'unité médico-judiciaire (UMJ) de Dunkerque et d’une intervenante sociale de gendarmerie, à la brigade de Merville, a été présenté le « parcours » d’une victime déposant plainte. La mise en place d’une brigade spéciale permet une coordination efficace des partenaires

En zone gendarmerie, dans le Nord, quatre intervenants sociaux interviennent au sein des compagnies d'Avesnes-sur-Helpe, Cambrai, Douai et Hazebrouck - Dunkerque-Hoymille. Ils sont chargés d'approfondir les situations de familles dans lesquelles les gendarmes sont intervenus et qui nécessitent manifestement une prise en charge sociale.

En 2017, 2 "cellules mineurs victimes" ont été créées dans les arrondissements de Cambrai et Avesnes-sur-Helpe. Composées d'enquêteurs dédiés à cette problématique, elles agissent souvent dans des contextes de violences intra-familliales de toute nature.

De plus, le GDD a développé de nombreux partenariats de prévention qui, au-delà de leur portée générale, peuvent être orientés au profit des femmes victimes de violences. Ainsi, l’extension du réseau d'abonnés au dispositif dit « VIGIDEL » ou VIGIAGRI (transmission d'alerte et de conseils de prévention par SMS et courriels) créée des opportunités intéressantes en matière de prévention, tout comme les liens privilégiés tissés avec des entités au maillage national dense (ex : la Poste, réseau des pharmaciens). De même, près de 200 communes du Nord offrent un accès direct au site dédié à la sûreté qu'ont développé conjointement l'association des maires du Nord et le GGD59. Les femmes peuvent, là aussi, y trouver des conseils et des contacts susceptibles de répondre à leur situation.

Enfin, la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ), basée à Valenciennes, joue un rôle fondamental dans la prévention de la délinquance et notamment, dans celle exercée à l'encontre des femmes. Lors de ses interventions dans les collèges du département, situés en zone gendarmerie, mais aussi lors de colloques ou forums de sécurité, la BPDJ sensibilise ses auditeurs sur les violences physiques ou morales, mais aussi sur toutes les sortes de harcèlements dont sont victimes en majorité de jeunes mineures.

Au delà des services de police et de gendarmerie, la formation de tous les professionnels à l’accueil des femmes victimes de violences se poursuit avec plus de 2 000 professionnels formés depuis janvier 2017 par 13 associations spécialisées du département (travailleurs sociaux, professionnels de justice, de police, de gendarmerie, et professionnels de santé).

Pour en savoir plus sur les moyens mis en oeuvre dans le Nord, consultez la page dédiée.