Politique de la ville

A Tourcoing, la MJC – centre social « La maison » crée une « coopérative jeunesse »

 
 
A Tourcoing, la MJC – centre social « La maison » crée une « coopérative jeunesse »

La crise sanitaire que nous vivons a fait naître dans les quartiers prioritaires de nombreuses initiatives de solidarité chez les habitants et chez les partenaires de la politique de la ville. Parmi elles, une action s’est particulièrement distinguée : la « Coopérative jeunesse » de la MJC – centre social « La maison » située dans le quartier du Virolois à Tourcoing . Son slogan, « Un service, un sourire » est évocateur. Entretien avec Mohamed Mezdour, son responsable des projets coopératifs.

Qu’est ce que la « Coopérative jeunesse » ?

"Après le déconfinement, développer l’action faite par les jeunes au profit des habitants les plus démunis sur la ville de Tourcoing constituait un enjeu fort : 70 familles ont exprimé des besoins alimentaires et des petits services du quotidien tels que tondre la pelouse, être transporté, etc. Les jeunes de Tourcoing, particulièrement ceux issus des quartiers dits sensibles de la Bourgogne, de la Marlière, de la Croix-rouge, du Virolois et des Piats, ont répondu présent. Il s’agissait d’un cheminement suite à ce qui avait été fait pendant le déconfinement."

Quels sont ses résultats ?

"Les retours des familles sont encourageants. A titre d’exemple, une femme qui était incapable, du fait de son stress, de se diriger vers le centre hospitalier Dron a pu s’y rendre. Les jeunes ont également pu aider pour un déménagement, du débroussaillage et même pour de la coiffure.
Durant l’été, 99 actions ont eu lieu. Ça a continué après la rentrée : nous avons distribué plus de 85 colis et presque 150 enfants et 90 familles ont bénéficié de notre aide.
L’objectif est bien de soulager et d’accompagner les bénéficiaires vers l’autonomie."

Et pour les jeunes ?

"La grande majorité a bénéficié d’un accompagnement « garantie jeunes », « service civique » ou « IEJ ». A titre d’exemple, Célia, 22 ans, diplômée en science politique, a préparé les journées « Femmes » et les barbecues du week-end. À ne rien cacher, les filles sont les plus réactives, les initiatives sont toujours là."

Et les suites alors ?

"Nous attendons la mise en place d’un garage à vélos solidaire au profit des habitants les plus pauvres. Cela permettra de favoriser leur autonomie, de contribuer à la protection de l’environnement et de favoriser le développement des pistes cyclables."

Que vous a apporté le dispositif Quartiers d’Été pour votre action ?

"Les mesures de l’État ont permis la mise à disposition de moyens financiers aux associations, premiers acteurs de terrain, qui sont en lien direct avec les habitants."