Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions à Lille

Mis à jour le 21/05/2024

Guillaume Afonso, secrétaire général adjoint de la préfecture du Nord, a présidé la cérémonie qui s’est déroulée à Lille sur le parvis des droits de l'Homme situé place de la République, à l’occasion de la commémoration de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition en présence des autorités civiles et militaires et des élus locaux.

Extraits du discours prononcé par Guillaume Afonso :

" Nous ne cessons de rappeler que la France est le pays des droits de l’Homme. L’abolition de 1848 est l’une des pierres angulaires de cette affirmation, l’une des pierres angulaires de notre République. La lutte contre toute forme de discrimination est au cœur des préoccupations de l’État. "

" En honorant les victimes du passé, nous refusons ces nouvelles formes d’asservissement, nous réaffirmons sans cesse que de telles violations des droits humains sont inconcevables et doivent être partout condamnées. "

" Le combat contre l’esclavage est une lutte juste, qui doit être menée partout et en tout temps. Il nous faut en permanence défendre et préserver la liberté et la dignité de chaque être humain."

La cérémonie s’est achevée par un dépôt de gerbes et une minute de silence.

Pour rappel, c’est en 2006 que Jacques Chirac avait acté cette journée comme journée de commémoration, sur proposition du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, aujourd’hui remplacé par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, comme journée de commémoration.

Victor Schoelcher, militant de l'abolition de l'esclavage sous la Monarchie de Juillet et rédacteur du décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 abolissant l'esclavage en France, écrivait : " La liberté d’un Homme est une parcelle de la liberté universelle, vous ne pouvez toucher à l’une sans tout compromettre à la fois ».

En 2001, la « loi Taubira » avait déclaré la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, adoptée à l’unanimité à l’époque par l’Assemblée Nationale et le Sénat.