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Suspension de l'édition 2016 du semi-marathon et du 10 km

 
 
Suspension de l'édition 2016 du semi-marathon et du 10 km

A l'issue d'une réunion rassemblant, ce lundi 8 août les organisateurs des deux courses prévues à Lille le 3 septembre, ainsi que les services de l'Etat, la mairie de Lille et les services de secours et de sécurité, le préfet a pris la décision de ne pas autoriser la tenue de cet événement.

Dans un contexte de renforcement de la sécurité des grands rassemblements et comme convenu lors des nombreux échanges avec les organisateurs des courses du semi-marathon et du 10 km prévues à Lille le samedi 3 septembre 2016, une réunion s'est tenue en préfecture du Nord ce lundi 8 août, sous la présidence de Gilles Barsacq, secrétaire général de la préfecture du Nord, sous-préfet de l'arrondissement de Lille, et en présence des services de la mairie de Lille, ainsi que des services de secours et de sécurité, afin d'étudier les conditions de sécurisation de cette manifestation sportive.

En effet, ces deux courses rassemblent chaque année à Lille des milliers de personnes (entre 15 000 et 20 000 coureurs attendus pour l'édition 2016). Le rassemblement d'un public nombreux en centre-ville, notamment au départ et à l'arrivée, exigeait une étude approfondie des conditions de sécurisation de l'événement.

La nécessité de sécuriser la totalité du parcours impliquait un temps de pose et de dépose du dispositif important.

Au surplus, la suspension de la Braderie se traduisait pour les organisateurs des courses par la nécessité de redéfinir et mettre au point, dans un délai très contraint, une organisation complète et autonome de celle traditionnellement mise en place dans le cadre de la Braderie de Lille en matière de sécurité et de secours à personnes, alors même qu'il s'agira d'un week-end de forte fréquentation touristique.

Au terme d'une réunion de trois heures d'échanges ouverts avec tous les acteurs, les organisateurs et les participants ont envisagé tous les scenarii possibles. A l'issue de cette réunion, tous les services présents ont salué le travail important des organisateurs mené durant ces trois jours afin de proposer un dispositif réajusté.

Néanmoins, ces mesures complémentaires ne répondaient encore qu’insuffisamment à un dispositif de sécurité maximale, et risquaient aussi de se traduire, pour les organisateurs, par une impasse financière conséquente, en raison des frais supplémentaires engendrés par ces mesures de sécurité complémentaires attendues.

Les membres du groupe de travail ont dès lors considéré, à l'unanimité, que la sécurité maximale des participants comme des spectateurs, ne pouvait être garantie, les organisateurs n'étant pas en capacité, dans un délai aussi court, de proposer un dispositif suffisamment robuste et d'assumer son surcoût financier.

Dans ces conditions, le préfet après avoir recueilli un avis unanime de l’ensemble des acteurs réunis, a pris la décision de ne pas autoriser la tenue de ces deux courses.

Les organisateurs ont pris acte de cette décision, dont ils comprennent les raisons et les enjeux.