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Sport - Déplacement de Roxana Maracineanu, ministre des Sports et d'Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance à Lille

 
 
Sport - Déplacement de Roxana Maracineanu et d'Adrien Taquet à Lille

Dans le cadre de la rencontre des solutions sport-santé, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu et le secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et la Santé, chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet, se sont rendus, jeudi 3 octobre 2019 au CREPS Centre régional d'éducation physique et sportive de Wattignies dans le Nord. Cette rencontre a permis de réunir plus de 250 acteurs nationaux et régionaux qui ont pu partager et proposer des solutions concrètes autour du sport-santé.

C’est prouvé, le sport c’est bon pour la santé. C’est l’ambition de la rencontre des solutions sport santé. Animée par Yann Lavoix, cette journée était dédiée aux actions concrètes, aux témoignages des acteurs et des publics. 25 associations, collectivités locales, entreprises se sont relayées sur scène pour expliquer leurs actions. 4 thématiques ont été abordées : les solutions pour plus d’activité dès le plus jeune âge, les solutions pour plus d’activité sur son lieu de travail, les solutions pour accompagner le bien vieillir, les solutions pour aider les patients dans leur parcours de soin.

Cet événement organisé en Hauts-de-France intervient quelques mois après la publication de la stratégie nationale sport-santé.

Les ministres ont rappelé les grands enjeux de cette stratégie qui s’articulent autour de la prévention du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, de la prévention de la dépendance chez les personnes âgées et de la promotion des effets bénéfiques de l’activité physique pour les personnes souffrant de pathologies chroniques.

La région Hauts-de-France, qui est particulièrement marquée par des indicateurs de santé défavorables, peut se prévaloir d’un dynamisme de ses acteurs locaux qui ont présenté à cette occasion les solutions concrètes mises en œuvre sur le territoire pour plus d’activité physique dès le plus jeune âge, sur le lieu de travail, pour accompagner le bien vieillir, pour dynamiser les personnes en affection de longue durée.

La ministre des sports s’est rendue au village des exposants à la rencontre des partenaires institutionnels et associatifs et a félicité les acteurs pour l’engagement et la qualité des expériences menées. Aux côtés d'Adrien Taquet, elle a rappelé la nouvelle évolution législative dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2020 qui permettra désormais aux enfants de 0 à 18 ans d'obtenir ou renouveler une licence dans un club sans obligation de fournir un certificat médical : « C’était une mesure très attendue par le mouvement sportif, les parlementaires, mais aussi les parents ! »

Cette évolution va « non seulement simplifier la vie des familles et des associations mais aussi lever un frein à la pratique du sport dans le cadre d’un club, tout en garantissant la sécurité de nos enfants », a souligné la ministre des Sports Roxana Maracineanu qui milite depuis sa nomination pour l’accès à la pratique sportive de tous les Français et notamment des enfants, dès le plus jeune âge.

L’obligation de devoir fournir, tous les trois ans, un certificat de non-contre-indication pour pratiquer un sport en club apparaît de longue date comme une forte contrainte pour une grande partie du mouvement sportif. De plus, cette démarche implique une dépense financière pour les familles et une lourdeur administrative pour les clubs sportifs. C’est pourquoi la ministre des Sports a soutenu que l’obligation de contrôler l’aptitude des enfants à la pratique sportive soit intégrée dans leur suivi médical obligatoire. « La pratique sportive est un levier important en matière de santé publique et que nous devons utiliser tous les moyens pour l’encourager », a confirmé Roxana Maracineanu.

Le renforcement du parcours de santé et de prévention mis en place depuis 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, prévoit 20 consultations médicales obligatoires gratuites entre 0 à 18 ans.

Ces examens médicaux pris en charge à 100% par la Sécurité sociale permettront dorénavant aux médecins de vérifier régulièrement l’aptitude à la pratique sportive de l’enfant. Sans occasionner la moindre dépense pour les familles.

Seul un questionnaire de santé devra être rempli chaque année par les familles au moment du renouvellement de la licence sportive de l’enfant.

Pour les disciplines à contraintes particulières, un certificat de non contre-indication sera toujours exigé chaque année par le club et ce, quel que soit l’âge du licencié. Pour les licenciés sportifs de plus de 18 ans, la règle du certificat de non contre-indication à la pratique sportive à produire tous les trois ans reste inchangée à ce jour.

Priorité régionale, le développement du sport santé bénéficie d’un soutien financier de l’État à hauteur de 400 000 euros en 2019.