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Nationalité française - Cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française

 
Nationalité française - Cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française

Olivier Jacob, secrétaire général de la préfecture du Nord, sous-préfet de l'arrondissement de Lille, a présidé une cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française ce jeudi 9 février en préfecture.

Il a remis un extrait de leur décret de naturalisation à 57 récipiendaires, domiciliés dans l’arrondissement de Lille, qui ont obtenu récemment la nationalité française par décret (39) ou par mariage (18). Les naturalisés se sont également vus remettre un livret d'accueil dans la citoyenneté française qui rappelle les droits et devoirs des citoyens français et contenant la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la Charte des droits et devoirs du citoyen, un extrait de l'hymne national français et un extrait de la Constitution de 1958.

Ces citoyens, âgés de 20 à 78 ans, sont originaires de 28 pays du Maghreb, d'Afrique, d'Asie, d’Amérique latine, du Proche Orient, d'ex-Union soviétique et d'Europe : Algérie, Maroc, Tunisie, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Guinée, Rwanda, Sénégal, Madagascar, Niger, Taiwan, Liban, Brésil, Mexique, Chili, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Portugal, Roumanie, Albanie, Hongrie, Pays-Bas, Moldavie, Pologne et Italie.

Le secrétaire général leur a exprimé sa joie de partager avec eux et leurs proches ce moment particulier et leur a souhaité la bienvenue dans la citoyenneté française.

La cérémonie est organisée autour des symboles de la République : les drapeaux français et européens, le buste de Marianne, la diffusion de la Marseillaise et de l’hymne européen, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen...

En 2016, 1 305 personnes ont acquis la nationalité françaises par décret ou par mariage dans le département du Nord : 933 par décret et 372 par déclaration de mariage.

La nationalité est le lien juridique qui relie un individu à un Etat déterminé. De ce lien découlent des obligations ainsi que des droits politiques, civils voire professionnels. Il existe deux modes d’acquisition de la nationalité française : par décret et par déclarations (mariage, ascendant et collatéral).

Cliquez ici pour consulter l'album photos de la cérémonie

L’acquisition de la nationalité française

L’attribution de la nationalité française dès la naissance est possible dans deux circonstances :
- soit elle repose sur le principe du droit du sol privilégiant le lieu de naissance. L’enfant né en France, dont l’un des parents est lui-même né en France, est français à sa naissance ;
- soit elle est intimement liée à la filiation. L’enfant, dont l’un des parents est français, est français à sa naissance qu’il soit né en France ou à l’étranger.

Mais lorsque la nationalité n’est pas attribuée dès la naissance, on parle alors d’acquisition de la nationalité française.

Il en existe trois grands modes d’acquisition :

1. L’acquisition automatique

Pour les jeunes nés en France de parents étrangers, à condition qu’ils résident en France le jour de leur 18 ans et qu’ils y aient résidé pendant une période continue ou discontinue d’au moins 5 ans, depuis l’âge de 11 ans.

2. La naturalisation par décret

La naturalisation est un mode d’acquisition de la nationalité française qui n'est pas automatique.
Pour en bénéficier, le postulant doit répondre à des conditions liées à la régularité de son séjour en France, à son intégration dans la communauté française, à l'absence de condamnations pénales. La naturalisation est soumise à la décision de l'administration qui peut la refuser même si les conditions sont réunies.

Une demande de naturalisation par décret peut être formulée si les conditions ci-dessous sont remplies :

Bénéficiaire
- Le demandeur doit être majeur.
- Les enfants mineurs du demandeur acquièrent de plein droit la nationalité française sous réserve d’avoir leur résidence habituelle avec lui (ou de façon alternée en cas de séparation ou de divorce) et que leurs noms figurent dans le décret de naturalisation. La minorité de l’enfant s’apprécie à la date du décret de naturalisation et non à la date de la demande.

Résidence en France et régularité du séjour
- Justifier d’une résidence habituelle et régulière en France pendant les 5 années qui précèdent le dépôt de la demande ;
- Avoir sa résidence en France lors de la signature du décret de naturalisation.

Réduction de la durée de résidence en France : elle est réduite à 2 ans pour l’étranger qui
- a accompli avec succès deux années d’études supérieures en vue d’acquérir un diplôme délivré par une université ou un établissement d’enseignement supérieur français ;
- a rendu ou qui peut rendre par ses capacités et ses talents des services importants à la France.

Dispense de durée minimum : n’est pas soumis à la condition de résidence habituelle de 5 ans, l’étranger qui
- a obtenu le statut de réfugié en France ;
- appartient à l’entité culturelle et linguistique française lorsqu’il est ressortissant d’un territoire ou Etat dont la langue officielle ou l’une des langues officielles est le français et que le français est sa langue maternelle ou qui justifie d’une scolarisation d’au moins 5 ans dans un établissement enseignant en langue française ;
- est ressortissant d’un pays ou territoire sur lequel la France exerçait sa souveraineté, à condition d’être né avant la date d’indépendance (réintégration).

Attaches familiales et intérêts matériels
- Le postulant doit avoir en France le centre de ses attaches familiales (épouse et enfants mineurs) et de ses intérêts matériels (activité professionnelle et ressources).

Moralité
- Le postulant doit être de « bonnes vie et moeurs » et avoir un comportement loyal au regard des institutions françaises.

Assimilation à la communauté française
- être assimilé à la communauté française, notamment par une connaissance de l’histoire, de la culture et de la société françaises, des droits et devoirs conférés par la nationalité française ainsi que l’adhésion aux principes et valeurs essentiels de la République ;
- avoir une connaissance suffisante de la langue française.

3. La naturalisation par mariage

Le mariage avec un Français n'a pas d'effet automatique sur la nationalité. L'acquisition de la nationalité française se fait selon la procédure de la déclaration si un certain nombre de conditions sont réunies (durée du mariage, communauté de vie et assimilation).

Une demande de naturalisation par mariage peut être formulée si les conditions ci-dessous sont remplies :
- être marié depuis 4 ans avec un(e) conjoint(e) de nationalité française ;
- le mariage célébré à l’étranger doit avoir fait l’objet d’une transcription préalable sur les registres de l’état civil français ;
- le ou la conjoint(e) doit être français à la date du mariage ;
- la communauté de vie affective et matérielle ne doit pas avoir cessé entre les époux depuis le jour du mariage.

Le délai de communauté de vie est porté de 4 ans à 5 ans de mariage lorsque le conjoint étranger, à la date de la déclaration :
- soit ne justifie pas avoir résidé de manière ininterrompue et régulière pendant au moins 3 ans en France à compter du mariage ;
- soit n’apporte pas la preuve que son conjoint français a été inscrit pendant la durée de leur communauté de vie à l’étranger au registre des Français établis hors de France (le certificat doit comporter la date de début ainsi que la date de fin d’inscription).

De plus il faut :
- avoir une connaissance suffisante de la langue française : niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues exigé. Il correspond au niveau d'un élève en fin de scolarité obligatoire apte à écouter, prendre part à une conversation et à s'exprimer oralement en continu ;
- il s'agit de maîtriser le langage nécessaire à la vie quotidienne et aux situations de la vie courante ;
- être assimilé à la communauté française (adhésion aux règles de fonctionnement et aux valeurs de la société française) ;
- être de « bonnes vie et moeurs » et avoir un comportement loyal au regard des institutions françaises.

Les effets de la nationalité française

Être français confère des droits et des devoirs.

Les droits :
- les droits politiques : le droit de vote, le droit d’être éligible ;
- la possibilité d’obtenir les pièces d’identité française ;
- le droit à la sécurité et à la protection de sa liberté ;
- les droits civils, le droit de bénéficier de certains avantages sociaux ou économiques ;
- l’accès aux concours de la fonction publique.

Les devoirs :
- l’obligation de se soumettre aux lois françaises ;
- l’obligation de se soumettre au recensement dès l’âge de 16 ans et de participer à la journée d’information sur la défense nationale ;
- la participation aux scrutins électoraux.

Retrouvez toutes les informations relatives aux démarches à effectuer pour demander la nationalité française dans notre rubrique Démarches administratives > Naturalisation

 
 
 

Compléments :