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Mobilité - Le préfet affirme ses engagements lors des 2èmes assises des mobilités et de l’accessibilité de la métropole européenne de Lille

 
 
Mobilité - Le préfet affirme ses engagements lors des assises des mobilités et de l’accessibilité

Lors des 2èmes assises des mobilités et de l’accessibilité de la Métropole Européenne de Lille (MEL), qui se sont tenues ce mardi 22 mai 2018 dans les locaux de l'université de Lille-I à Villeneuve d'Ascq, en présence de Damien Castelain, président de la MEL, Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France et de Philippe Hourdain, président de la Chambre régionale de Commerce et de l’Industrie, Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord a rappelé les engagements de l’État aux côtés des acteurs impliqués dans la mise en œuvre d’une révolution des mobilités qui consistera à se déplacer mieux en réduisant l’empreinte carbone.

À cette occasion, le préfet a tout d’abord rappelé les enjeux posés par la question des mobilités : il s’agit d’intégrer l’ensemble des territoires et notamment les espaces ruraux souvent laissés en marge et de réparer les erreurs de l’étalement urbain. Ce qui est en jeu, c’est la transformation de la demande, des habitudes de transports et des mentalités.

Le préfet a ainsi rappelé la méthode qui permettra une implication croissante de l’ensemble des acteurs et de la société civile dans la révolution des transports :

S’emparer de la révolution numérique qui est à l’œuvre pour en faire un allié puissant. A titre d’exemple, l’applicaton Cmabulle permet à chaque association d’organiser un covoiturage pour les activités périscolaires des enfants. Plus près de nous, le syndicat mixte régional des transports Hauts-de-France Mobilités vient de déployer, tout comme son homologue de l’Oise, un site de covoiturage domicile-travail : Pass-Pass covoiturage.

Faire la promotion des démarches exemplaires par l’intermédiaire des directeurs des ressources humaines des grandes entreprises. Dans les choix d’implantation des sites, il est en effet judicieux de privilégier la proximité de la voie d’eau ou des voies ferrés qui doivent peser plus fort que celle d’un échangeur autoroutier. Le préfet recommande également de favoriser la proximité des services de transports collectifs et d’ouvrir les entreprises au télétravail ou à la politique d’horaires décalés.

L’écologie doit être avant tout positive. Elle est facteur de croissance et de pérennité de l’activité pour nos entreprises. Être sanctionné par des normes réglementaires, c’est synomyme de double peine de ne pas avoir anticipé les évolutions de notre société et de se les faire imposer de manière contraignante. Une norme environnementale, c’est avant tout une incitation à rentrer dans l’économie de demain.

Changer de modèle pour réaliser une alliance intelligente entre l’ensemble des acteurs impliqués sur le territoire métropolitain pour les faire converger vers un objectif simple et précis : se déplacer de manière optimale et écologique. Les différents pôles de la métropole lilloise (Lille, Tourcoing, Roubaix…) doivent également interagir et profiter de leur proximité pour s’enrichir mutuellement. La collaboration avec Tournai et Courtrai qui font partie de la même Eurométropole doit davantage être explorée. En outre, l’espace public doit être conçu de manière novatrice pour faciliter l’utilisation des modes doux ou actifs tels que la marche ou le vélo.

Développer la multimodalité en abandonnant la logique du tout voiture ou du tout camion qui mène à une impasse économique et écologique. A titre d’exemple, un abonnement et un pass uniques pour l’accès à l’ensemble des services de transports publics sur le territoire de la MEL et de l’Eurométropole pourrait être envisagé.

Dans un deuxième temps, Michel Lalande a rappelé les 4 engagements prioritaires de l’État en matière de transports.

Tout d’abord, développer le covoiturage et l’utilisation des transports en commun exige d’étudier les axes pertinents pour la réalisation de voies dédiées sur le réseau autoroutier et de développer des stratégies adaptées d’implantation de parcs-relais ou d’aires de covoiturage.

 Limiter la congestion récurrente par :

- la poursuite de l’équipement des voies rapides de système de régulation des accès et de modulation des vitesses avec des radars couplés sur le modèle des premières réalisations déjà conduites sur l’autoroute A25, d’ici 2021 ;

- l’expérimentation d’une limitation de la vitesse à 70km/h sur une partie du périphérique lillois ;

- la régulation des poids lourds en transit et en échange sur l’aire métropolitaine par une coopération accrue avec la Belgique. Le préfet a déjà pris contact avec les Gouverneurs belges pour examiner cette question et trouver des solutions à la bonne échelle.

Accompagner le projet de la MEL de « péage positif » dit Ecobonus Mobilité qui vise à rétribuer les usagers de la route de façon à les inciter à changer de comportement. Le préfet a travaillé à ce que ce système, considéré comme illégal aujourd’hui en France, puisse être intégré dans la Loi d’Orientation des Mobilités que prépare le Gouvernement et rencontre, à ce sujet, les parlementaires du département afin de leur présenter ce dispositif.

Construire ensemble une agence de la mobilité qui embarquera en son sein la capacité à interroger la politique des transports par les collectivités publiques et l’État. Elle se verra déléguer des compétences relevant des communes, telles que le stationnement, les voiries, la police de circulation afin qu’elle puisse disposer de tous les leviers pour organiser les mobilités à l’échelle du Grand Lille.

En conclusion, Michel Lalande a demandé à l’ensemble des acteurs de collaborer davantage en mettant en place les mesures et les outils de gouvernance nécessaires pour mettre en adéquation nos politiques de transports avec les nouveaux usages de la mobilité.

Retrouvez ci-dessous :

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