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Mémoire - Hommage à Roger Salengro

 
Déplacement de Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur à Lille et Denain

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports ont pris part, le vendredi 18 novembre 2016, à l’invitation de Martine Aubry, maire de Lille, à la cérémonie d’hommage à Roger Salengro.

A l’occasion du 80e anniversaire de sa disparition, ils ont déposé une gerbe de fleurs au monument rendant hommage aux anciens maires Roger Salengro et Gustave Delory, avant de saluer sa mémoire devant 300 personnes rassemblées dans le Grand-Carré Pierre-Mauroy en mairie.

Né le 30 mai 1890 à Lille, Roger Salengro a été conseiller municipal à partir de 1919. Il devient maire de Lille en 1925, député en 1928. Réélu en 1932 et en 1936, il est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du Front populaire dirigé par Léon Blum. Au terme d’une campagne de presse d’une grande violence, menée par L’Action française et Gringoire, sur son attitude pendant la Grande Guerre, il mit fin à ses jours dans la nuit du 17 au 18 novembre 1936. Il avait été accusé de désertion alors qu’il a été capturé par les Allemands après être parti chercher, le 7 octobre 1915, le corps d’un de ses camarades de combat.

Martine Aubry a rappelé le parcours d’un maire « artisan de la modernisation de Lille, attentif aux plus démunis », avec la création des HBM - ancêtres des HLM, de la cité hospitalière, de l’hôtel de ville, du quartier Saint-Sauveur, et qui a su, comme ministre de l’Intérieur, « allier humanité et fermeté ».

Bernard Cazeneuve a salué le legs et la mémoire de Roger Salengro et rendu hommage à l’« immense patriote et au grand pacifiste » qui a succombé « aux attaques calomnieuses orchestrées par l'extrême droite et les ligues antirépublicaines, qui à travers l'homme visait le ministre, et derrière lui la République ». Il a rappelé que l’« exercice des responsabilités politiques ne peut aller sans le respect de l'éthique la plus élémentaire, le respect de l'adversaire, le respect des opinions contradictoires, le respect d'autrui. Le combat politique ne justifie pas tout. Il ne justifie pas la diffamation, la calomnie et le mensonge. Il ne justifie pas l'agression, ni la violence. Car la politique, dans une démocratie, c'est avant tout la confrontation des idées, celle des convictions. C’est le service de l'intérêt général et la recherche du bien commun. C’est l'exercice de la délibération collective, en vue de répondre aux aspirations du plus grand nombre ».

A voir à l’hôtel de ville de Lille : exposition sur le parcours de Roger Salengro jusqu’au 30 décembre, du lundi au vendredi, de 8h à 17h. Entrée libre

© Ministère de l'Intérieur/A. Lejeune